13,7 G$ sur 5 ans en infrastructures routières: Une dépense pure et nette, non pas un investissement

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Annonce de 13,7 G$ sur 5 ans en infrastructures routières,
Une dépense pure et nette, non pas un investissement selon les Verts

À part la création d'emplois momentanée lors de la construction aucune retombée économique ne reviendra dans les coffres de l'État québécois, bien au contraire. Rappelons que le Québec ne produit pas de pétrole et ne fabrique aucune automobile. Ainsi, toute comparaison avec la Baie James d'Hydro-Québec ne peut être que fallacieuse. "Il faut dénoncer cette comparaison parce que la Baie James a été un réel
investissement qui nous rapporte encore aujourd'hui alors que l'annonce du Ministère des Transports du Québec (MTQ) n'est que dépenses à court et à long terme" affirme Xavier Daxhelet, membre de l'exécutif national et responsable des dossiers énergie et transport.

"Il serait peut-être temps de changer la direction du MTQ, de mettre quelques dinosaures à la retraite et de les remplacer par des personnes ayant une vision plus moderne" propose Xavier, aussi président de l'association de Pointe-aux-Trembles.

En 2006, le Québec a importer pour 16,7 milliards de dollars de pétrole et pour près de 9 milliards de dollars pour le secteur automobile. Considérant que le secteur du transport accapare pour plus de 65% du pétrole importé, c'est près de 20 milliards de dollars qui sort du Québec en pure perte. Ce montant équivaut à peu près au budget de la Santé et des Services Sociaux (22 G$).

À eux seuls les deux projets fortement contestées du prolongement de l'autoroute 25 (122 M$) et de la transformation de la rue Notre-Dame (68M$) coûteront près de 200 M$ si l'on exclu les désormais traditionnels dépassement de coût. Le gouvernement se dit inspiré par le développement durable, une chance qu'est-ce que ça serait autrement ?

Le gouvernement continue sa politique passéiste (voir même électoraliste) sans vraiment se préoccuper de l'avenir.

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