On 19 March 2013, I was illegally and arbitrarily arrested, searched, handcuffed behind my back for hours and detained for almost 6 hours all for peacefully protesting the indexation of tuition fees imposed by the Parti Québecois government.

Today, five years later, the court of appeal has just confirmed that the Montreal by-law under which we were arrested is unconstitutional. Article 1 of Montreal by-law P6 attempted to require demonstrators to identify an organizer, provide a precise route to the police and obtain their permission before protesting. The regulation is has not been declaired invalid and the Municipal administration of Valerie Plante has said they will not be appealing it to the Supreme Court! This is a great victory for all Canadians, and especially for thousands of young people like myself who were arbitrarily arrested and detained under this totalatarian law, which played a key role in crushing the Quebec student movement.

– Protest on March 19th 2013 –

On the night in the video, we met at parc émilie-Gamelin for a night-time protest in the city. When we arrived at the starting point the Montreal Poliece physically prevented us from taking the streets and declared our protest illegal before it even began. Determined to exercise our rights, we got on the subway and exited two stations further to take the streets. Several of us knew very well that mass arrests and violations of our fundamental rights were common practices in Montreal, but we were determined to stand up for our rights and we took to the streets as an act of peaceful civil disobedience.

When we came out of the subway, we took Mont-Royal Street west before turning south on Saint-Laurent. A few moments later, an army of riot poliece surrounded us on both sides. They started to form a kettle around us. We had nowhere to go. Several of us tried to escape by entering a restaurant, but the riot police followed us inside.

When they forced us back outside, we were about 60 students in the kettle which inposed an end to end a completely peaceful demonstration in which not a single act of vandalism was commited. It was like living under a totalatarian dictatorship. Unfortunately, the reality is that political repression and arrests exist in both Quebec and Canasa. The police took us one by one to search us, photograph us, handcuff us behind our backs and out us on busses. Then they brought us to the east end of the city where we spent almost three hours with handcuffs behind our backs. We were not given access to water, toilets, food and there was no opportunity to contact a lawyer. In all, we spent more than 6 hours in detention and when it was over we had to take a very long trip back home in the middle of the night after the subway had closed.

A few months later, I was elected as leader of the Green Party of Québec. The entire group of people arrested decided to contest the $ 637 tickets that we had received. Over the next two years, we were summoned four times to the municipal court. When we arrived, the prosecutors and the spvm were disorganized, they were unable to produce their “evidence” and we all missed working days and remuneration for their poor managment of their files. In 2014, thousands of trials against maple spring protesters began to fall for unreasonable delays. Then, a judge of the municipal court ruled against the SPVM’s evidence collection procedures. Arrest papers were routinley signed by police officers who were not even present at the time of the arrests. In 2016, the superior court invalidated article 1 of the regulation, which stipulated that a route be disclosed. This week the court of appeal confirmed that decision.

Throught this experience, I have learned how important it is to fight for our political rights and freedoms. I do not want to reside in a country or political arrests are permitted. Even if the courts gave us sided with us five years later, successive PQ and Liberal governments succeeded in crushing our youth movement with force, violence, arrests and unconstitutional laws. The damage is done, but we are stronger now. The precedent created by the judgment of the court of appeal is an additional protection for our democracy and for all canadians.

I encourage everyone to uphold our rights. It is by the strength of the numbers that we succeeded in this battle. I would like to thank all the students who participated in the movement, lawyers and trade unions who fought in court for years to protect our rights and especially anarchopanda, aka Julien Villeneuve, who initiated the legal proceedings against the regulation in question.

In Solidarity,

Alex Tyrrell
Leader of the Green Party of Québec

Le 19 mars 2013, j’ai été illégalement et arbitrairement arrêté, fouillé, menotté derrière le dos et transporté au centre opérationnel Est du SPVM avec 60 de mes camarades étudiant-e-s qui manifestaient pacifiquement contre l’indexation des frais de scolarité imposé par le gouvernement Marois. Aujourd’hui, cinq années plus tard, la Cour d’appel vient de confirmer que de l’article 1 du règlement municipal P6 à Montréal est inconstitutionnel. Ce réglment obligeait les manifestants à identifier un organisateur, fournir un itinéraire précis aux policiers et d’obtenir leur permission avant de manifester. Le règlement est donc invalidé par la cour et l’administration de Valérie Plante ne prévoit pas porter la cause en appel. C’est une grande victoire pour l’ensemble des Canadien-ne-s et surtout pour les milliers de jeunes qui ont été arbitrairement arrêté et détenu sous ce règlement qui a joué un rôle clé dans l’oppression du mouvement étudiant québécois!- Manifestation du 13 Mars 2013 -Dans le cas de cette manifestation du 19 mars 2013, nous nous étions donné rendez-vous au parc Émilie-Gamelin pour une manifestation de nuit dans la métropole. D’entrée de jeu, le SPVM nous a physiquement empêchés de prendre la rue et a déclaré la manifestation illégale avant même que cette dernière n’ait commencé. Déterminé d’exercer nos droits, nous sommes descendus en bloc dans le métro pour sortir deux stations plus loin afin de prendre la rue. Plusieurs entre nous savaient très bien que les arrestations de masse et des violations de nos droits fondamentaux étaient des pratiques courantes à Montréal, mais nous étions déterminés et nous avons pris la rue pour poser un geste de désobéissance civil pacifique. Lorsque nous sommes sorties du métro, nous avons pris la rue Mont-Royal avant de tourner sur Saint-Laurent vers le sud. Quelques instants plus tard une armée d’anti-émeute nous ont encerclés des deux bords. Ils ont commencé à former une souricière autour de nous. Nous n’avions nul par où aller. Plusieurs d’entre nous ont tenté de s’échapper en entrant dans un restaurant, mais les anti-émeute nous ont suivis jusqu’à l’intérieur pour nous remettre dans la souricière. En retournant à l’extérieur, nous étions environ 60 étudiant-e-s pris dans la souricière qui visait à mettre fin à une manifestation entièrement pacifique sans aucun acte de vandalisme. On se serait cru dans une dictature. Malheureusement, la répression politique et les arrestations politiques existent bel et bien au Québec. Les policiers nous ont pris un par un pour nous fouiller, nous photographier, nous menotter derrière le dos et nous faire entrer dans des autobus de la STM commandés spécialement pour l’occasion. Ensuite, ils nous ont apporté loin dans l’Est de la ville au centre opérationnelle Est du SPVM sur la rue Langelier. Nous avons passé près de quatre heures avec des menottes dans le dos, sans accès à de l’eau, des toilettes et sans opportunité de contacter un avocat. En tout, nous avons passé plus de 6 heures en détention pour ensuite devoir faire un très long trajet en pleine nuit pour retourner chez nous après la fermeture du métro. Quelques mois plus tard, j’ai été élu chef du Parti Vert du Québec. L’ensemble du groupe a décidé de contester les contraventions de $637 que nous avions reçu en vertu de l’article 1 du règlement P6. Pendant deux ans, nous avons été convoqués quatre fois à la Cour municipale. Lors de notre arrivée les procureurs et le SPVM étaient mal organisés, ils n’arrivaient pas à produire leurs « preuves » et nous avons tous manqué des journées de travail et de la rémunération en conséquence. Au courant de l’année 2014, les milliers de procès contre des manifestants du printemps érable ont commencé à tomber pour des raisons de délais déraisonnables. Ensuite, un juge de la Cour municipale a invalidé les procédures d’obtention de preuve. Les constats d’infraction étaient signés par des policiers qui n’étaient même pas présents au moment des arrestations. En 2016, la Cour supérieure a invalidé l’article 1 du règlement P6, qui prévoyait que l’itinéraire soit dévoilé et la Cour d’appel vient tout juste d’entériner cette décision. À travers de cette expérience j’ai appris à quel point il est important de nous battre pour nos droits et nos libertés. Je ne veux pas résider dans un pays ou les arrestations politiques sont permises. Même si les tribunaux nous ont donné raison cinq ans plus tard, les gouvernements successifs ont réussi à écraser notre mouvement de jeunesse avec force, violence, arrestations et des lois anticonstitutionnelles. Le dommage est fait, mais nous sommes plus forts maintenant et le précédent créé par le jugement de la Cour d’appel est une protection de plus pour notre démocratie. J’encourage tout le monde à faire respecter nos droits. C’est par la force du nombre que nous avons réussi. J’aimerais remercier tous les étudiant-e-s qui ont participé au mouvement, les avocats et les syndicats qui se sont battus en Cour pendant des années pour protéger nos droits et particulièrement Anarchopanda pour la gratuité scolaire AKA Julien Villeneuve, qui a initié les procédures juridiques contre le règlement en question. En solidarité,Alex Tyrrell Chef du Parti vert du Québec

Posted by Alex Tyrrell on Saturday, March 3, 2018

 

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