Aujourd’hui, 30 ans se sont écoulés depuis la fusillade de la Polytechnique, qui a couté la vie à 14 femmes innocentes et fait de nombreux blessés dans le pire massacre de l’histoire récente du Québec.

En tant que survivant de la fusillade survenue au Collège Dawson en 2006, je ne peux pas commencer à exprimer mes sentiments envers les victimes et leurs familles. Les choses peuvent changer si vite et après de tels actes brutaux, tout ce que nous pouvons faire, c’est pleurer et trouver des moyens d’empêcher que ces incidents ne se reproduisent.

La violence faite aux femmes au Canada va bien au-delà de l’incident de la Polytechnique. Pas plus tard que l’an dernier, des femmes du centre-ville de Toronto ont été prises pour cible par un misogyne dérangé qui a attaqué et tué des innocentes à l’aide d’une fourgonnette.

Les lois sur le contrôle des armes à feu ne sont pas assez strictes, les services de santé mentale ne sont pas suffisamment financés et le féminisme n’est toujours pas une valeur universellement acceptée dans notre société. La culture du viol est encore très présente dans nos médias et notre culture de masse. L’enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées a conclu qu’il y a un génocide en cours contre les femmes et les filles autochtones dans ce pays.

Nous ne pouvons pas continuer à fermer nos yeux sur tous ces problèmes systémiques dans notre société. Ces problèmes exigent des solutions. Ces problèmes sont dans le présent, pas dans le passé. Ils sont tous nos problèmes et nous devons travailler ensemble pour les résoudre. Nous devons aller au-delà du deuil et nous attaquer aux causes profondes de la misogynie toxique, de la violence envers les femmes et des inégalités entre les genres.

Alex Tyrrell
Chef du Parti Vert du Québec

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