⁃ Visite aux camps anti-pipeline de la nation Wet’suwet’en –

Après avoir passé trois jours dans les camps anti-pipeline Unist’ot’en et Gidimt’en dans le nord de la Colombie-Britannique, nous sommes à nouveau sur la route !

Au cours des trois derniers jours, nous avons eu tellement d’excellentes conversations avec des militants autochtones et des colons de première ligne contre les pipelines.

Les camps Unist’ot’en et Gidimt’en ont été installés sur le chemin du gazoduc Costal GasLink il y a près de dix ans. Grâce au soutien de milliers de personnes d’a travers le pays et au-delà, le camp Unist’ot’en est devenu un petit village. L’objectif est d’occuper le terrain sur lequel le gazoduc pourrait être construit tout en manifestant contre les entreprises de combustibles fossiles et en affirmant la souveraineté autochtone sur le territoire.

Les gens de ces camps ont été soumis à la surveillance constante de la GRC, à du harcèlement policier, à des injonctions judiciaires, à des arrestations illégales, à des actes d’intimidation, à l’infiltration de d’agents secrets et à de nombreux autres actes répréhensibles de l’État colonial du Canada, du gouvernement Trudeau et des compagnies de combustibles fossiles. Le Parlement canadien est même allé jusqu’à adopter des lois qui définissent littéralement les manifestants anti-pipeline comme des terroristes domestiques.

Malgré tout, les occupants des camps Unist’ot’en et Gidimt’en sont plus déterminés que jamais à défendre leur territoire, à faire respecter leur souveraineté et à arrêter les gazoducs Coastal Gas Link, Pacific Trails et Spectra Energy. Ce fut un plaisir et un privilège de pouvoir visiter le camp et de manifester notre solidarité.

En janvier 2019, les tribunaux ont émis une injonction ordonnant aux camps d’ouvrir la voie aux entreprises de combustibles fossiles. Peu de temps après la délivrance de l’injonction, la GRC s’est rendue coupable d’intrusion en arrêtant 14 personnes innocentes et en démantelant le blocus pendant que Justin Trudeau faisait du ski dans les montagnes rocheuses. C’est le l’opposé total de la réconciliation. Ce n’est rien de moins qu’une continuation et une escalade des mêmes pratiques et attitudes coloniales que celles qui existent dans ce pays depuis des siècles.

Pour l’instant, les chefs ont décidé de se conformer à une injonction du tribunal tant que l’affaire est en délibération. Cette décision pourrait donner à nouveau l’accès aux pétrolières. Si cela se produit, il y aura fort probablement d’autres affrontements.

Il est inacceptable que le système juridique canadien favorise les sociétés multinationales plutôt que les peuples autochtones qui habitent ce territoire depuis des milliers d’années.

L’activisme anti-oléoduc peut prendre plusieurs formes, de la désobéissance civile aux protestations en passant par la politique partisane. Chaque tactique est d’une importance vitale pour le mouvement et il est tout aussi important pour tous les groupes de travailler en solidarité les uns avec les autres tout en poursuivant les mêmes objectifs ultimes : fermer l’industrie des combustibles fossiles et faire respecter les droits des premières nations.

En solidarité,

Alex Tyrrell
Chef du Parti Vert du Québec

Plus d’info: Unist’ot’en Camp

 

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