Après avoir lu une partie du débat animé concernant le billet controversé du président du Parti vert du Canada (PVC), Paul Estrin, j’aimerais profiter de cette occasion pour exprimer mon opinion sur certaines des questions en jeu.

D’abord et avant tout, je suis solidaire de la position officielle qu’Elizabeth May, chef du GPC, et Ronnie Smith, porte-parole du GPC en matière de paix et de sécurité, ont récemment défendue : « Les escalades mutuelles et les violations potentielles du droit international doivent être condamnées par le monde avec la même férocité. »

Au cœur du débat entourant le billet de M. Estrin se trouvent les questions de discipline de parti, les discours inacceptables et la façon et le moment d’appliquer les règles.

Il existe de nombreuses différences entre le PVC et le Parti Vert du Québec. D’abord, Elizabeth May a sapé à maintes reprises son propre leadership en déclarant que la politique du parti, même lorsqu’elle est adoptée par les membres, n’est pas contraignante.

Je suis un ardent défenseur de la démocratie participative. Cependant, dans toute démocratie, les votes sont comptés, les décisions sont prises et un leadership fort et cohérent est nécessaire. L’idée que la politique du parti n’est qu’une suggestion est une approche vouée à l’échec.

Bien qu’une approche de  » grande tente  » puisse attirer plus de gens vers un parti politique à court terme, elle aura des conséquences à long terme. Plus le parti se développe, moins il sera stable. Les divisions internes finiront par se manifester par un grand groupe de personnes tirant dans toutes les directions.

Au Québec, nous avons eu notre part de politique de division autour de l’attaque du Parti québécois contre les minorités religieuses et de sa proposition d’interdire aux personnes portant des symboles religieux d’occuper un emploi au gouvernement.

Ces lignes de division ont traversé notre société et, dans une moindre mesure, notre parti. Avec les élections à venir sur cette question, notre parti a dû faire un choix. Allait-on permettre à des gens qui avaient des opinions discriminatoires à l’égard des minorités religieuses de se porter candidats – oui ou non ?

Heureusement, nos membres avaient exprimé leur opposition écrasante à la Charte des valeurs lors d’un référendum interne. Cela a rendu notre décision facile ; aucun candidat pro-charte ne représenterait notre parti aux élections de 2014.

Cette approche nous a bien servi. Les gens qui ont appuyé la charte controversée n’avaient pas leur place chez nous. Tout parti politique sera approché par des gens aux opinions inacceptables qui cherchent à s’emparer de la légitimité d’un parti bien connu comme les Verts.

Un parti politique est une affaire de cohérence, de transparence et d’intégrité. Les électeurs ont besoin de savoir ce que vous représentez. Il faut éviter à tout prix qu’un chef de parti ne dise qu’une chose pour être publiquement contredit par un président de parti ou un candidat. Les désaccords mineurs sont une chose, mais les gens doivent s’entendre sur les principes fondamentaux.

La récente controverse entourant le soutien inconditionnel de Paul Estrin à Israël me ramène à mon point précédent. Le GPC permettra-t-il à M. Estrin de propager la haine contre le peuple palestinien et de prôner la guerre sur le site Web officiel du parti en utilisant son titre de président du parti malgré le fait que le congrès et la direction ont adopté la position opposée moins d’une semaine auparavant ?

Est-ce que c’est ce que les membres ont envisagé lorsqu’on leur a dit que le GPC considère la démocratie à la base comme une valeur fondamentale ?

Dans ce cas-ci, M. Estrin est allé trop loin. Il a miné le leadership d’Elizabeth May, il a prôné la guerre et il devrait soit démissionner de son poste, soit être démis de ses fonctions immédiatement pour éviter que ce genre de chose ne se reproduise.

Heureusement que nous ne sommes pas en pleine campagne électorale fédérale.

En solidarité avec Elizabeth May,

Alex Tyrrell
Chef du Parti Vert du Québec Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Green Party of Quebec

After reading some of the heated debate regarding Green Party of Canada (GPC) President Paul Estrin’s controversial blog…

Posted by Alex Tyrrell on Tuesday, July 29, 2014

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