Le Devoir : Vert, et pourtant dans l’ombre

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«Richard Savignac, chef du Parti vert du Québec (PVQ), avoue ne pas être un rêveur. Et encore moins un utopiste. N’empêche, lundi soir, au moment du dépouillement des urnes, il envisage déjà la victoire, sa victoire: 2 % et plus des suffrages exprimés pour sa formation politique à travers la province, comme cela a été le cas lors du scrutin de 1989. Cette année-là, le PVQ avait connu son heure de gloire, allant même jusqu’à flirter avec les 10 % dans quelques-unes des 46 circonscriptions où les Verts s’étaient présentés. L’exploit n’a jamais été renouvelé depuis.

Mais tout ça est chose du passé. En effet, cette année, les Verts se sentent prêts à aller encore plus loin. Comment? En faisant élire au moins un de leurs candidats-vedettes: tout d’abord le chef, Richard Savignac, dans le comté de Bertrand, Claude Sabourin dans Argenteuil ou, pourquoi pas, Xavier Daxhelet, un des piliers du parti, dans Pointe-aux-Trembles. «Si un comté au Québec a été capable d’envoyer Mario Dumont au parlement, je pense que l’élection d’un candidat du PVQ est toujours possible, dit M. Savignac. Nous aussi, nous avons des idées neuves pour faire avancer la société québécoise.»

Sans doute. Reste que depuis le début de cette campagne, le PVQ, unique formation politique entièrement versée dans la cause environnementale au Québec, brille par son absence sur la scène médiatique, tout comme son programme et ses candidats. Et la situation n’est guère plus joyeuse hors course électorale lorsque les OGM, le réchauffement de la planète, la gestion des forêts ou de l’eau, la construction de barrages, les mégaporcheries, l’usage des pesticides, les transports en commun, la situation dans les urgences, le sport à l’école ou le commerce équitable — pourtant au coeur du programme du parti — s’immiscent dans l’agenda des médias.»

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